Goûter-Débat « Médias et Quartiers » dimanche 24 janvier à Joué-lès-Tours

Quand nos quartiers sont cible des médias, qu’est-ce ça dit, comment, pourquoi, et que faire pour reprendre la parole, déjouer les clichés ?

Affiche Medias et Quartiers 24 Janvier 2016Nous en discuterons dimanche 24 janvier 2016 à 15h, grande salle de la Ligue de l’Enseignement FOL37 à Joué-lès-Tours (10 av. de la République, à quelques mètres de l’arrêt de tram République).

Autour d’un café ou d’un thé, tout le monde est invité à venir avec ses idées et pourquoi pas, des friandises à partager.

Avec deux sociologues militants :

→ SAID BOLogo FUIQPUAMAMA (FUIQP, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires).Voir sur son blog  : La révolte du quartier populaire de la Bourgogne à Tourcoing : Quelques leçons sur l’articulation systémique police-médias-justice

→ UGO PALHETA (ACRIMED, ACtion CRItique MEDia : voir le LOGO ACRIMED (Image JPEG, 319 × 158 pixels)dossier d’Acrimed :  Les médias et les quartiers populaires

L’événement sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1103283249682091

À travers ce nouveau rendez-vous public à Joué-les-Tours, nous inaugurons un cycle d’interventions sur la thématique « Médias et Quartiers », que nous souhaitons poursuivre au long cours, sous des formes variées, dans les quartiers populaires de l’agglomération tourangelle.

Les grands médias véhiculent en effet une image souvent péjorative des quartiers populaires : « zones de non-droit », « territoires perdus de la république », lieux de toutes les délinquances, du trafic, du terrorisme… Le tout en associant volontiers ces maux aux « immigrés », aux « étrangers », à « l’islam », etc. Ces discours stigmatisant les habitant-e-s et en particulier la jeunesse des quartiers populaires sont lourds de conséquences. Ils s’ajoutent aux inégalités et aux injustices que vivent déjà les personnes ciblées, perpétuent les idées reçues de populations qui vivent à distance, et contribuent à renforcer les formes systémiques du racisme, en les banalisant voire même en paraissant les justifier. Face au fatalisme, au désespoir et aux tentations de repli sur soi qu’elles peuvent engendrer, ce sont ces logiques que nous voulons décortiquer avec celles et ceux qui en font les frais, pour mieux recenser les alternatives porteuses de perspectives.

7 décembre 2013 à ParisNotre collectif D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 37 est mobilisé depuis mai 2011 sur Tours et alentours contre le racisme et les discriminations. Nous voulons en démontrer les mécanismes institutionnels, pour mieux agir en faveur de l’égalité réelle entre toutes et tous.

Or la manière dont les médias traitent en général de l’immigration et des quartiers populaires représente un défi majeur dans les luttes pour l’égalité. C’est pourquoi nous avons choisi de revisiter sous cet angle des questions qui nous ont déjà conduits plusieurs fois à Joué-lès-Tours (théâtre forum « Stop le contrôle au faciès » ; projections-débats sur les 30 ans de la Marche pour l’Égalité et contre le racisme, autour du documentaire « C’est-là qu’on habite » réalisé vers 1982 par des jeunes du quartier de la Rabière).

Cette réflexion sera encore plus importante après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris et St-Denis, comme nous le redoutions en décidant de reporter notre rencontre « médias et quartiers » initialement prévue le dimanche 15 novembre.

islamophobieAvec l’état d’urgence et les mesures d’exception mises en œuvre ou annoncées en guise de réponses institutionnelles à ces actes immondes, les constats antérieurs sont dramatiquement aggravés. Alors qu’au nom de la lutte anti-terrorisme explosent les abus sécuritaires et les agressions « ordinaires » au faciès, les amalgames racistes, islamophobes et anti-immigrés deviennent plus que jamais la norme, dans les faits comme dans leur traitement médiatique.

Vignette permanence accueil et soutien
Rappel : Nous nous réunissons tous les quinze jours, le lundi de 18h à 20h au centre social pluriel-le-s du Sanitas, en alternant permanences d’accueil et réunions de travail. Nous sommes ouverts à toutes personnes souhaitant défendre leurs droits à titre individuel face à un traitement discriminatoire, ou bien se joindre à l’élaboration collective de nos actions et de nos événements publics. (+ d’infos ici)